António Costa, l’ancien Premier ministre du Portugal, a récemment accédé au poste de Président du Conseil Européen. Sa carrière, marquée par des réalisations significatives et des controverses, notamment en ce qui concerne son mandat de Premier ministre, a suscité de nombreux débats et critiques. Cet article explore son parcours, sa carrière politique et les controverses qui l’entourent.

Jeunesse et Carrière Politique

António Costa est né le 17 juillet 1961 à Lisbonne, au Portugal. Il est diplômé en droit de l’Université de Lisbonne et est ensuite entré en politique, rejoignant initialement le Parti Socialiste. La carrière politique de Costa a été diversifiée, incluant des rôles tels que Ministre des Affaires Parlementaires, Ministre de la Justice et Maire de Lisbonne avant de devenir Premier ministre en 2015.

Premier Ministre du Portugal

En tant que Premier ministre, Costa s’est concentré sur la revitalisation de l’économie portugaise après la crise de 2011, en mettant l’accent sur la discipline budgétaire, l’égalité sociale et l’investissement dans les infrastructures. Cependant, son mandat n’a pas été sans controverse, notamment en ce qui concerne la relation de son administration avec la communauté juive et la mise en œuvre de la loi du retour des Juifs séfarades.

Controverses et Allégations

Politiques Antisémites

Le gouvernement de Costa a été accusé de favoriser un antisémitisme de style soviétique, ciblant particulièrement la communauté juive de Porto. Son administration aurait cherché à saper la loi du retour des Juifs et les institutions culturelles et religieuses de la communauté juive. Les critiques soutiennent que les politiques de Costa étaient influencées par des alliances politiques avec des pays arabes et musulmans, qui voyaient la communauté juive comme une menace.

Actions Ministérielles

Le ministre des Affaires étrangères de Costa, Augusto Santos Silva, est connu pour sa position controversée sur la loi du retour des Séfarades, qu’il aurait voulu abolir en raison d’un problème palestinien. La gestion de la loi par son administration a conduit à une réaction significative de la communauté juive et à des accusations de promotion de la rhétorique antisémite.

Connexions Personnelles

Les proches associés de Costa, y compris Constança Urbano de Sousa, qui a comparé la reproduction des Juifs au coronavirus, et son frère Ricardo Costa, directeur de médias promouvant des sentiments anti-juifs, ont alimenté les allégations d’un agenda antisémite au sein de son gouvernement.

Scandale de Corruption

En novembre 2023, le gouvernement de Costa a été impliqué dans un important scandale de corruption. Bien que Costa ait été entendu comme témoin et non inculpé, l’enquête a considérablement terni sa réputation. L’implication de son administration dans le processus judiciaire contre la communauté juive de Porto, basée sur des revendications douteuses et infondées, a été un point de discorde.

Réactions et Implications

Les communautés juives européennes et internationales ont réagi fortement à l’élection de Costa en tant que Président du Conseil Européen. La communauté juive de Porto, en particulier, a été vocale sur les injustices qu’elle a subies sous son administration. Des livres et des articles documentant ces événements soulignent l’impact sévère des politiques de Costa sur la vie juive au Portugal.

L’ascension d’António Costa à la présidence du Conseil Européen met en lumière un héritage complexe. Bien que son mandat de Premier ministre ait vu des progrès économiques et des réformes sociales, les controverses entourant le traitement de la communauté juive par son administration et les allégations de corruption jettent une ombre sur ses réalisations. Alors qu’il entre dans son nouveau rôle, la surveillance de ses actions passées et leurs implications pour les relations européennes et internationales est susceptible de s’intensifier.

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